ActuaLités

Modification Coup de Pouce chauffage:

Tout savoir sur le nouvel agrément des Pompes à Chaleur

Le paysage de la rénovation énergétique en France connaît une mutation profonde avec la publication du décret n°2026-413 et de ses arrêtés d’application (Arrêtés du 29 mai 2026). Ce nouveau dispositif n’est pas une simple formalité administrative : il vise à transformer durablement la filière en favorisant la qualité des équipements, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la réduction de l’empreinte environnementale.
Voici une analyse détaillée des changements qui entreront en vigueur le 1er septembre 2026.
 
1. Quels sont les équipements concernés ?
L’agrément cible spécifiquement les modèles de pompes à chaleur (PAC) individuelles de type :
  • Air/Eau.
  • Eau/Eau ou Sol/Eau (incluant les PAC eau glycolée/eau).
Ces équipements doivent être destinés au chauffage des locaux ou à un usage mixte (chauffage et production d’eau chaude sanitaire).
 
2. Les critères stricts de l’agrément « Qualité et Résilience »
Pour obtenir le précieux sésame, un modèle de PAC doit remplir deux conditions cumulatives majeures :
  • Une certification reconnue : Le modèle doit disposer d’un signe de qualité tel que Heat Pump KEYMARK, NF PAC, ou Eurovent (LCP-HP). Cette certification garantit que les performances affichées sont vérifiées par des organismes indépendants accrédités.
  • Un ancrage industriel européen : C’est le pilier de la résilience industrielle. Pour les PAC monoblocs, l’assemblage final du circuit frigorifique doit avoir lieu dans l’Espace Économique Européen (EEE). Pour les modèles « split » (bi-blocs), au moins un des sous-ensembles du circuit (unité intérieure ou extérieure) doit être assemblé dans l’EEE.
3. L’efficacité énergétique (Etas) au cœur des exigences
Les sources définissent des seuils d’efficacité énergétique saisonnière (Etas) minimaux pour que les travaux soient éligibles aux aides :
  • PAC Air/Eau : L’Etas doit être 126 % pour une application basse température et 111 % pour une application moyenne ou haute température.
  • PAC Eau/Eau : Les seuils varient de 111 % à 170 % selon le type de captage et l’application choisie.
Il est important de noter que cette efficacité est calculée pour la pompe à chaleur seule, hors dispositif de régulation. De plus, l’installation doit impérativement inclure un régulateur de classe IV à VIII.
 
4. Un agrément transitoire pour accompagner l’industrie
Conscient des délais nécessaires pour relocaliser ou adapter des lignes de production, le gouvernement a prévu un agrément transitoire. Un fabricant peut l’obtenir s’il présente un plan d’investissement solide permettant d’atteindre les critères de production européenne sous deux ans maximum. Ce dossier doit inclure des preuves d’engagement concrètes : acte de propriété de terrain, permis de construire, ou bons de commande de machines industrielles. Cet agrément est valable un an, renouvelable une fois, mais deviendra caduc après le 31 décembre 2028.
 
5. L’enjeu financier : Le coefficient 5 sur les aides CEE
Pour les particuliers et les professionnels, l’impact le plus direct concerne le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). À partir du 1er septembre 2026, pour les fiches BAR-TH-171 et BAR-TH-172, le montant des certificats sera multiplié par un coefficient 5 si (et seulement si) la PAC installée remplace une chaudière fossile (gaz, fioul ou charbon) et détient l’agrément ministériel.
Pour garantir la conformité, la preuve de réalisation des travaux devra mentionner explicitement le numéro d’agrément du modèle installé.
 
Enfin, le professionnel devra obligatoirement remettre au client une note de dimensionnement précise, calculée selon les déperditions du logement, pour justifier le choix de la puissance de la PAC.
 
6. Transparence et contrôle
L’ADEME pilote ce dispositif via une plateforme numérique où les fabricants déposent leurs dossiers. L’agence instruit les demandes sous un mois avant de transmettre un avis aux ministres chargés de l’industrie et de l’énergie. Pour simplifier les démarches, une liste officielle des modèles agréés sera publiée et tenue à jour sur une page internet dédiée.
 
 
En résumé, ce nouveau cadre réglementaire protège l’acquéreur en garantissant des PAC performantes et bien dimensionnées, tout en faisant de la transition énergétique un levier de souveraineté industrielle européenne.
 
Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous invitons à consulter les textes sur le site Légifrance:
 
 
 
L’équipe ENERLY ECO
« Votre allié en performance énergétique

SUPPRESSION DES FICHES BAR-EQ-110, BAT-EQ-127 ET IND-BA-110

Suppression de trois fiches CEE LED : ce que change l’Arrêté du 23 février 2026 Publié au Journal officiel de la République française le 24 février 2026, l’Arrêté du 23 février 2026 modifie le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) en supprimant trois fiches d’opérations standardisées relatives à l’éclairage LED. Cette décision a un impact […]

24/02/26

Modification de la fiche IND-UT-137 à compter du 25 mai 2026

Récupération de chaleur fatale en industrie : ce qui change avec la nouvelle fiche IND-UT-137 Le paysage des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) évolue. L’arrêté du 23 mai 2026 vient de réviser en profondeur la fiche IND-UT-137, consacrée aux systèmes de pompes à chaleur (PAC) en rehausse de température de chaleur fatale récupérée.Que vous soyez un […]

27/05/26

Réforme des fiches CEE véhicules électriques

Réforme des fiches CEE véhicules électriques : Arrêté du 19 mai 2025 Un nouvel arrêté, applicable à partir du 28 mai 2025, vient réviser cinq fiches d’opérations standardisées d’économies d’énergie dans le domaine des transports. Ces fiches – référencées TRA-EQ-114, TRA-EQ-117, TRA-EQ-128, TRA-EQ-129 et TRA-EQ-130 – encadrent les opérations d’achat, de location longue durée ou […]

28/05/25

Autres aides à la rénovation énergétique

En complément du dispositif des Certificats d'Economies d'Energie (CEE), vous pouvez être éligible à d'autres aides financières selon votre situation et la nature de votre projet de rénovation énergétique, notamment:

  • MaPrimeRénov’
  • MaPrimeRénov’ Copropriété
  • les dispositifs d’accompagnement proposés dans le cadre de France Rénov’

Pour connaître les aides mobilisables pour votre projet et obtenir des informations personnalisées, consultez le site France Rénov’ .

Les aides sont soumises à des conditions d’éligibilité et peuvent évoluer en fonction de la réglementation en vigueur.

Tableau des plafonds de revenus

Nombre de personnes du ménage
Plafonds de revenus ménage en île de france
Plafonds de revenus ménage autres régions
1
29 253 €
22 259 €
2
42 933 €
32 553 €
3
51 564 €
39 148 €
4
60 208 €
45 735 €
5
68 877 €
52 348 €
Par personne supplémentaire
+ 8 663 €
+ 6 598 €

Les revenus pris en compte correspondent à la somme des revenus fiscaux de référence mentionnés sur les avis d’imposition ou de non imposition de l’ensemble des personnes composant le ménage au titre des revenus de l’année N-2 ou N-1. Les avis de situation déclarative émis par l’administration fiscale peuvent également être utilisés.
Votre avis d’imposition sur le revenu ou un autre document justifiant de vos revenus vous sera demandé pour prouver votre éligibilité.

Tableau des montants des primes

Remplacement d’une chaudière* par
Primes bonifiées pour les ménages modestes
Prime standards pour les autres ménages
Une chaudière biomasse performante Une pompe à chaleur air ou eau/eau ou eau glycolée/eau
Volume de CEE x5
Volume de CEE x5
Un système solaire combiné (en France métropolitaine)**
Volume CEE x2
Volume CEE x2
Un raccordement d’une maison individuelle à un réseau de chaleur EnR&R**
Volume CEE x2
Volume CEE x1,5
* individuelle au charbon, au fioul ou au gaz.
** Réseau de chaleur alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération
Remplacement d’un équipements chauffage au charbon par
Primes bonifiées pour les ménages modestes
Prime standards pour les autres ménages
Un appareil de chauffage au bois très performant
Volume CEE x5
Volume CEE x4

Pour un bâtiment tertiaire

Opérations
Remplacement d’une chaudière charbon ou fioul
Remplacement d’une chaudière Gaz
Fiche BAT-TH-163 Pompe à chaleur de type air ou eau/eau
x3
x3
Fiche BAT-TH-164 Pompe à chaleur de type eau/eau ou eau glycolée/eau
x4
x4
Fiche BAT-TH-162 Système géothermique
x5
x5
Fiche BAT-TH-127 Raccordement d'un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur**
S ≤ 7 500 m² : 200 × S + 9 500 000 kWhc S > 7 500 m² : 800 × S + 5 000 000 kWhc où « S » est la surface totale chauffée du ou des bâtiments tertiaires raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
S ≤ 7 500 m² : 200 × S + 9 500 000 kWhc S > 7 500 m² : 800 × S + 5 000 000 kWhc où « S » est la surface totale chauffée du ou des bâtiments tertiaires raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
Raccordement d’un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur** dont la surface chauffée est > ou = à 7 500m² : le montant de CEE s’élève à 11 000 000 kWh cumac Raccordement d’un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur** dont la surface chauffée est < à 7 500m² : le montant de CEE exprimé en kWh cumac est obtenu par la formule : 1 070 x S*** + 3 000 000
* Coefficient applicable pour toute opération engagée à compter du 1er mars 2023 ** Le réseau de chaleur est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, et vient en remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul, ou au gaz *** S correspond à la surface chauffée du bâtiment tertiaire raccordé au réseau de chaleur

Pour un bâtiment résidentiel collectif

Opérations
Remplacement d’une chaudière charbon ou fioul
Remplacement d’une chaudière Gaz
Fiche BAR-TH-179 pompe à chaleur collective de type air/eau
x3
x3
Fiche BAR-TH-180 Pompe à chaleur collective de type eau/eau ou eau glycolée/eau
x4
x4
Fiche BAR-TH-178 Système géothermique
x5
x5
Fiche BAR-TH-137 Raccordement d'un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur
N ≤ 125 logements : 24 000 × N + 9 000 000 kWhc N > 125 logements : 54 000 × N + 5 200 000 kWhc où « N » est le nombre de logements total du ou des bâtiments résidentiels raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
N ≤ 125 logements : 24 000 × N + 9 000 000 kWhc N > 125 logements : 54 000 × N + 5 200 000 kWhc où « N » est le nombre de logements total du ou des bâtiments résidentiels raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
Raccordement d’un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur* dont le nombre de logements est inférieur ou égal à 125 logements : le montant de CEE s’élève à 12 000 000 kWh cumac Raccordement d’un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur** dont le nombre de logements est supérieur à 125 logements : le montant de CEE exprimé en kWh cumac est obtenu par la formule : 77 000 x N*** + 2 300 000
* Coefficient applicable pour toute opération engagée à compter du 1e mars 2023 ** Le réseau de chaleur est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, et vient en remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul, ou au gaz *** N correspond au nombre de logements du bâtiment raccordés au réseau de chaleur