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L’arrêté du 27 avril 2026 modifiant les FOST relatives aux pompes à chaleur air/eau, eau/eau et aux systèmes de géothermiques dans les secteurs résidentiel collectif et tertiaire

Les modifications apportées par l'arrêté du 27 avril 2026 sur les fiches PAC et géothermie

L’arrêté du 27 avril 2026 modifiant les FOST relatives aux pompes à chaleur air/eau, eau/eau et aux systèmes de géothermiques dans les secteurs résidentiel collectif et tertiaire

L’une des nouveautés majeures est l’introduction de référentiels de contrôles spécifiques et l’obligation de contrôles sur site pour les fiches BAR-TH-178, 179, 180 et BAT-TH-162, 163, 164. Les taux de contrôle minimaux progressent comme suit :
  • 50 % pour les opérations engagées entre le 01/05/2026 et le 31/12/2026.
  • 75 % pour l’année 2027.
  • 100 % à compter du 01/01/2028

Évolution des conditions d’éligibilité pour les systèmes géothermiques

Les conditions d’éligibilité ont été mises à jour afin de mieux encadrer les performances et les usages des installations géothermiques, notamment pour les fiches BAR-TH-178, BAT-TH-162, ainsi que pour les systèmes collectifs et tertiaires.

Intégration des systèmes déportés pour l’ECS

Parmi les évolutions majeures, on note désormais la possibilité d’intégrer un système déporté à une pompe à chaleur (PAC) géothermique pour assurer la production d’eau chaude sanitaire (ECS). Dans ce cas, la régulation du système doit prioriser la PAC pour la production d’ECS.

Clarification des niveaux de température

Des précisions ont également été apportées concernant les niveaux de température d’application :

  • Basse température : planchers chauffants, plafonds chauffants, murs chauffants et ventilo-convecteurs à eau
  • Moyenne ou haute température : autres émetteurs, y compris les systèmes mixtes (radiateurs + plancher chauffant) et les radiateurs dits “basse température” fonctionnant à 45°C

À noter : lorsqu’une PAC assure à la fois le chauffage et l’ECS (ou en présence d’un système déporté), elle est systématiquement considérée comme une installation à moyenne ou haute température.

Exigences de performance pour les PAC ≤ 400 kW

Pour les pompes à chaleur de puissance nominale inférieure ou égale à 400 kW, les seuils d’efficacité énergétique saisonnière (Etas) sont les suivants :

  • ≥ 111 % pour les applications moyenne et haute température
  • ≥ 126 % pour les applications basse température

Ces valeurs sont définies selon le règlement (UE) n° 813/2013 et varient en fonction :

  • du type d’application (35°C ou 55°C),
  • et du type de captage (eau glycolée ou eau de nappe).

Exigences pour les PAC > 400 kW

Pour les installations de puissance supérieure à 400 kW, les critères reposent sur le coefficient de performance (COP) :

  • COP ≥ 4 pour les systèmes eau glycolée/eau
  • COP ≥ 4,5 pour les systèmes eau/eau

Ces performances sont mesurées selon la norme EN 14511-2 dans des conditions nominales précises.

Rafraîchissement : nouvelles exigences

Pour les installations assurant également le rafraîchissement :

  • EER ≥ 3,6 pour le rafraîchissement actif
  • SEER > 20 pour le géocooling sur sondes
  • SEER > 14 pour le géocooling sur aquifère

Dimensionnement et conformité des installations

Autre évolution importante : l’installation doit désormais faire l’objet d’une étude de dimensionnement complète, datée et signée, remplaçant l’ancienne simple note de dimensionnement. Cette étude doit être remise au bénéficiaire en amont, puis mise à jour si nécessaire à la fin des travaux.

Les équipements installés doivent impérativement être conformes aux préconisations de cette étude.

Cas des installations collectives et tertiaires

Pour les systèmes collectifs et tertiaires (BAR-TH-179, BAR-TH-180, BAT-TH-163, BAT-TH-164), les mêmes principes s’appliquent :

  • Priorité donnée à la PAC pour la production d’ECS en cas de système déporté
  • Classification basse ou moyenne/haute température selon les émetteurs
  • Exigences de performance adaptées au type de captage (eau/eau ou eau glycolée/eau)
  • Obligation renforcée d’étude de dimensionnement

Arrêté du 07 avril 2025

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28/04/25

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27/05/26

Autres aides à la rénovation énergétique

En complément du dispositif des Certificats d'Economies d'Energie (CEE), vous pouvez être éligible à d'autres aides financières selon votre situation et la nature de votre projet de rénovation énergétique, notamment:

  • MaPrimeRénov’
  • MaPrimeRénov’ Copropriété
  • les dispositifs d’accompagnement proposés dans le cadre de France Rénov’

Pour connaître les aides mobilisables pour votre projet et obtenir des informations personnalisées, consultez le site France Rénov’ .

Les aides sont soumises à des conditions d’éligibilité et peuvent évoluer en fonction de la réglementation en vigueur.

Tableau des plafonds de revenus

Nombre de personnes du ménage
Plafonds de revenus ménage en île de france
Plafonds de revenus ménage autres régions
1
29 253 €
22 259 €
2
42 933 €
32 553 €
3
51 564 €
39 148 €
4
60 208 €
45 735 €
5
68 877 €
52 348 €
Par personne supplémentaire
+ 8 663 €
+ 6 598 €

Les revenus pris en compte correspondent à la somme des revenus fiscaux de référence mentionnés sur les avis d’imposition ou de non imposition de l’ensemble des personnes composant le ménage au titre des revenus de l’année N-2 ou N-1. Les avis de situation déclarative émis par l’administration fiscale peuvent également être utilisés.
Votre avis d’imposition sur le revenu ou un autre document justifiant de vos revenus vous sera demandé pour prouver votre éligibilité.

Tableau des montants des primes

Remplacement d’une chaudière* par
Primes bonifiées pour les ménages modestes
Prime standards pour les autres ménages
Une chaudière biomasse performante Une pompe à chaleur air ou eau/eau ou eau glycolée/eau
Volume de CEE x5
Volume de CEE x5
Un système solaire combiné (en France métropolitaine)**
Volume CEE x2
Volume CEE x2
Un raccordement d’une maison individuelle à un réseau de chaleur EnR&R**
Volume CEE x2
Volume CEE x1,5
* individuelle au charbon, au fioul ou au gaz.
** Réseau de chaleur alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération
Remplacement d’un équipements chauffage au charbon par
Primes bonifiées pour les ménages modestes
Prime standards pour les autres ménages
Un appareil de chauffage au bois très performant
Volume CEE x5
Volume CEE x4

Pour un bâtiment tertiaire

Opérations
Remplacement d’une chaudière charbon ou fioul
Remplacement d’une chaudière Gaz
Fiche BAT-TH-163 Pompe à chaleur de type air ou eau/eau
x3
x3
Fiche BAT-TH-164 Pompe à chaleur de type eau/eau ou eau glycolée/eau
x4
x4
Fiche BAT-TH-162 Système géothermique
x5
x5
Fiche BAT-TH-127 Raccordement d'un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur**
S ≤ 7 500 m² : 200 × S + 9 500 000 kWhc S > 7 500 m² : 800 × S + 5 000 000 kWhc où « S » est la surface totale chauffée du ou des bâtiments tertiaires raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
S ≤ 7 500 m² : 200 × S + 9 500 000 kWhc S > 7 500 m² : 800 × S + 5 000 000 kWhc où « S » est la surface totale chauffée du ou des bâtiments tertiaires raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
Raccordement d’un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur** dont la surface chauffée est > ou = à 7 500m² : le montant de CEE s’élève à 11 000 000 kWh cumac Raccordement d’un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur** dont la surface chauffée est < à 7 500m² : le montant de CEE exprimé en kWh cumac est obtenu par la formule : 1 070 x S*** + 3 000 000
* Coefficient applicable pour toute opération engagée à compter du 1er mars 2023 ** Le réseau de chaleur est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, et vient en remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul, ou au gaz *** S correspond à la surface chauffée du bâtiment tertiaire raccordé au réseau de chaleur

Pour un bâtiment résidentiel collectif

Opérations
Remplacement d’une chaudière charbon ou fioul
Remplacement d’une chaudière Gaz
Fiche BAR-TH-179 pompe à chaleur collective de type air/eau
x3
x3
Fiche BAR-TH-180 Pompe à chaleur collective de type eau/eau ou eau glycolée/eau
x4
x4
Fiche BAR-TH-178 Système géothermique
x5
x5
Fiche BAR-TH-137 Raccordement d'un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur
N ≤ 125 logements : 24 000 × N + 9 000 000 kWhc N > 125 logements : 54 000 × N + 5 200 000 kWhc où « N » est le nombre de logements total du ou des bâtiments résidentiels raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
N ≤ 125 logements : 24 000 × N + 9 000 000 kWhc N > 125 logements : 54 000 × N + 5 200 000 kWhc où « N » est le nombre de logements total du ou des bâtiments résidentiels raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
Raccordement d’un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur* dont le nombre de logements est inférieur ou égal à 125 logements : le montant de CEE s’élève à 12 000 000 kWh cumac Raccordement d’un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur** dont le nombre de logements est supérieur à 125 logements : le montant de CEE exprimé en kWh cumac est obtenu par la formule : 77 000 x N*** + 2 300 000
* Coefficient applicable pour toute opération engagée à compter du 1e mars 2023 ** Le réseau de chaleur est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, et vient en remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul, ou au gaz *** N correspond au nombre de logements du bâtiment raccordés au réseau de chaleur