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Modification de la fiche IND-UT-137 à compter du 25 mai 2026

Récupération de chaleur fatale en industrie : ce qui change avec la nouvelle fiche IND-UT-137

Le paysage des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) évolue. L’arrêté du 23 mai 2026 vient de réviser en profondeur la fiche IND-UT-137, consacrée aux systèmes de pompes à chaleur (PAC) en rehausse de température de chaleur fatale récupérée.
Que vous soyez un industriel cherchant à décarboner vos procédés ou un professionnel de l’énergie, ces modifications impactent directement le dimensionnement et l’éligibilité de vos futurs projets. Voici ce qu’il faut retenir.
 
1. Une puissance multipliée par 2,5 et un calendrier étendu
C’est sans doute la nouveauté la plus marquante : le plafond de puissance thermique « chaud » admissible passe de 2 MW à 5 MW. Cette évolution permet de s’adresser à des projets de plus grande envergure, répondant mieux aux besoins massifs de l’industrie.
De plus, le dispositif est prolongé : la fiche s’applique désormais aux opérations engagées avant le 1er janvier 2031 (contre 2030 auparavant).
 
2. Chaleur fatale : des critères de température plus flexibles
La définition de la chaleur fatale devient plus précise et, par certains aspects, plus souple :
  • Adieu la température « en continu » : Auparavant, l’effluent devait être au-dessus de 25 °C toute l’année. Désormais, il suffit qu’il soit 25 °C pendant au moins 90 jours par an (consécutifs ou non), avec une température moyenne annuelle supérieure à 18 °C.
  • Des exclusions clarifiées : Pour éviter tout effet d’aubaine, le texte liste désormais explicitement les sources non éligibles : géothermie, aérothermie, solaire thermique, cogénération ou encore chaleur issue du refroidissement d’un process en circuit fermé côté évaporateur.
 
3. Un calcul de performance (COP) plus rigoureux
Le calcul du Coefficient de Performance (COP) annuel moyen intègre désormais une vision plus globale de l’installation. Il doit prendre en compte la consommation des auxiliaires (pompes et ventilateurs alimentant les évaporateurs et condenseurs), qu’ils soient neufs ou préexistants à l’opération.
L’étude de dimensionnement doit également s’appuyer sur une analyse plus fine, avec l’identification obligatoire de 5 à 10 points de fonctionnement représentatifs.
 
4. Instrumentation et contrôles : la fin de l’approximation
L’État renforce ses exigences en matière de suivi et de vérification :
  • Nouveaux compteurs : En plus des wattmètres et des mesures au condenseur, il est désormais obligatoire d’installer un dispositif de mesure d’énergie thermique au niveau de l’évaporateur pour quantifier la chaleur fatale réellement prélevée.
  • Durée d’archivage : Le bénéficiaire doit maintenant conserver les données de mesure pendant 6 ans (au lieu de 9 ans).
  • Contrôles sur site : L’arrêté introduit une nouvelle grille de contrôle très précise (Annexe B). Tout écart manifeste entre l’étude de dimensionnement et la réalité du site (températures incohérentes, besoins surévalués) peut conduire à un classement « non satisfaisant » de l’opération.
 
Ce qu’il faut faire pour vos projets en cours
Si vous avez un projet de pompe à chaleur industrielle, assurez-vous que votre étude de dimensionnement respecte le nouveau formalisme (version v. A84.3 de l’attestation sur l’honneur).
 
En résumé : Si ces nouvelles règles imposent une plus grande rigueur technique et une instrumentation accrue, l’augmentation du plafond à 5 MW ouvre la voie à des projets de récupération d’énergie bien plus ambitieux.
 
Ces modifications entrent en vigueur dès le lendemain de la publication de l’arrêté
 
Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site Légifrance : Arrêté du 23 mai 2026
 
L’équipe Enerly ECO
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Arrêté du 6 septembre 2025 – Modification des fiches BAR-TH-171 et BAR-TH-172

Arrêté du 6 septembre 2025 : ce qui change pour les fiches BAR-TH-171 et BAR-TH-172 L’arrêté du 6 septembre 2025, publié le 9 septembre 2025, apporte plusieurs évolutions importantes concernant les fiches BAR-TH-171 et BAR-TH-172. Ces modifications touchent à la fois les modalités de bonification et les conditions techniques d’éligibilité. Les principaux changements à retenir : Les résidences secondaires sont exclues de […]

30/09/25

L’arrêté du 27 avril 2026 modifiant les FOST relatives aux pompes à chaleur air/eau, eau/eau et aux systèmes de géothermiques dans les secteurs résidentiel collectif et tertiaire

Les modifications apportées par l’arrêté du 27 avril 2026 sur les fiches PAC et géothermie L’arrêté du 27 avril 2026 modifiant les FOST relatives aux pompes à chaleur air/eau, eau/eau et aux systèmes de géothermiques dans les secteurs résidentiel collectif et tertiaire L’une des nouveautés majeures est l’introduction de référentiels de contrôles spécifiques et l’obligation de contrôles […]

30/04/26

SUPPRESSION DES FICHES BAR-EQ-110, BAT-EQ-127 ET IND-BA-110

Suppression de trois fiches CEE LED : ce que change l’Arrêté du 23 février 2026 Publié au Journal officiel de la République française le 24 février 2026, l’Arrêté du 23 février 2026 modifie le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) en supprimant trois fiches d’opérations standardisées relatives à l’éclairage LED. Cette décision a un impact […]

24/02/26

Autres aides à la rénovation énergétique

En complément du dispositif des Certificats d'Economies d'Energie (CEE), vous pouvez être éligible à d'autres aides financières selon votre situation et la nature de votre projet de rénovation énergétique, notamment:

  • MaPrimeRénov’
  • MaPrimeRénov’ Copropriété
  • les dispositifs d’accompagnement proposés dans le cadre de France Rénov’

Pour connaître les aides mobilisables pour votre projet et obtenir des informations personnalisées, consultez le site France Rénov’ .

Les aides sont soumises à des conditions d’éligibilité et peuvent évoluer en fonction de la réglementation en vigueur.

Tableau des plafonds de revenus

Nombre de personnes du ménage
Plafonds de revenus ménage en île de france
Plafonds de revenus ménage autres régions
1
29 253 €
22 259 €
2
42 933 €
32 553 €
3
51 564 €
39 148 €
4
60 208 €
45 735 €
5
68 877 €
52 348 €
Par personne supplémentaire
+ 8 663 €
+ 6 598 €

Les revenus pris en compte correspondent à la somme des revenus fiscaux de référence mentionnés sur les avis d’imposition ou de non imposition de l’ensemble des personnes composant le ménage au titre des revenus de l’année N-2 ou N-1. Les avis de situation déclarative émis par l’administration fiscale peuvent également être utilisés.
Votre avis d’imposition sur le revenu ou un autre document justifiant de vos revenus vous sera demandé pour prouver votre éligibilité.

Tableau des montants des primes

Remplacement d’une chaudière* par
Primes bonifiées pour les ménages modestes
Prime standards pour les autres ménages
Une chaudière biomasse performante Une pompe à chaleur air ou eau/eau ou eau glycolée/eau
Volume de CEE x5
Volume de CEE x5
Un système solaire combiné (en France métropolitaine)**
Volume CEE x2
Volume CEE x2
Un raccordement d’une maison individuelle à un réseau de chaleur EnR&R**
Volume CEE x2
Volume CEE x1,5
* individuelle au charbon, au fioul ou au gaz.
** Réseau de chaleur alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération
Remplacement d’un équipements chauffage au charbon par
Primes bonifiées pour les ménages modestes
Prime standards pour les autres ménages
Un appareil de chauffage au bois très performant
Volume CEE x5
Volume CEE x4

Pour un bâtiment tertiaire

Opérations
Remplacement d’une chaudière charbon ou fioul
Remplacement d’une chaudière Gaz
Fiche BAT-TH-163 Pompe à chaleur de type air ou eau/eau
x3
x3
Fiche BAT-TH-164 Pompe à chaleur de type eau/eau ou eau glycolée/eau
x4
x4
Fiche BAT-TH-162 Système géothermique
x5
x5
Fiche BAT-TH-127 Raccordement d'un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur**
S ≤ 7 500 m² : 200 × S + 9 500 000 kWhc S > 7 500 m² : 800 × S + 5 000 000 kWhc où « S » est la surface totale chauffée du ou des bâtiments tertiaires raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
S ≤ 7 500 m² : 200 × S + 9 500 000 kWhc S > 7 500 m² : 800 × S + 5 000 000 kWhc où « S » est la surface totale chauffée du ou des bâtiments tertiaires raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
Raccordement d’un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur** dont la surface chauffée est > ou = à 7 500m² : le montant de CEE s’élève à 11 000 000 kWh cumac Raccordement d’un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur** dont la surface chauffée est < à 7 500m² : le montant de CEE exprimé en kWh cumac est obtenu par la formule : 1 070 x S*** + 3 000 000
* Coefficient applicable pour toute opération engagée à compter du 1er mars 2023 ** Le réseau de chaleur est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, et vient en remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul, ou au gaz *** S correspond à la surface chauffée du bâtiment tertiaire raccordé au réseau de chaleur

Pour un bâtiment résidentiel collectif

Opérations
Remplacement d’une chaudière charbon ou fioul
Remplacement d’une chaudière Gaz
Fiche BAR-TH-179 pompe à chaleur collective de type air/eau
x3
x3
Fiche BAR-TH-180 Pompe à chaleur collective de type eau/eau ou eau glycolée/eau
x4
x4
Fiche BAR-TH-178 Système géothermique
x5
x5
Fiche BAR-TH-137 Raccordement d'un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur
N ≤ 125 logements : 24 000 × N + 9 000 000 kWhc N > 125 logements : 54 000 × N + 5 200 000 kWhc où « N » est le nombre de logements total du ou des bâtiments résidentiels raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
N ≤ 125 logements : 24 000 × N + 9 000 000 kWhc N > 125 logements : 54 000 × N + 5 200 000 kWhc où « N » est le nombre de logements total du ou des bâtiments résidentiels raccordés à une même sous-station du réseau de chaleur
Raccordement d’un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur* dont le nombre de logements est inférieur ou égal à 125 logements : le montant de CEE s’élève à 12 000 000 kWh cumac Raccordement d’un bâtiment résidentiel à un réseau de chaleur** dont le nombre de logements est supérieur à 125 logements : le montant de CEE exprimé en kWh cumac est obtenu par la formule : 77 000 x N*** + 2 300 000
* Coefficient applicable pour toute opération engagée à compter du 1e mars 2023 ** Le réseau de chaleur est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables ou de récupération, et vient en remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul, ou au gaz *** N correspond au nombre de logements du bâtiment raccordés au réseau de chaleur